Hyperoestrogénisme primaire ou anémie aplasique chez la furette

L’hyperoestrogénisme primaire est une affection qui apparaît inéluctablement si la femelle n’est pas saillie régulièrement. Il est lié aux particularités hormonales des furettes. C’est pourquoi la furette doit obligatoirement être stérilisée si elle n’est pas reproductrice.

 

Le cycle œstral de la furette

La furette présente un cycle de 120 jours, interrompu par l’accouplement. En l’absence d’accouplement, elle reste en chaleur jusqu’à ce que la durée d’éclairement des jours soit inférieure à 12 heures. Une femelle non saillie peut donc rester en œstrus plusieurs mois. Or toute femelle qui reste en chaleur plus d’un mois est susceptible de développer la maladie.

 

Pathogénie

L’imprégnation de l’organisme par des concentrations élevées d’œstrogènes produit une aplasie médullaire avec donc une thrombopénie (déficit en plaquettes), une leucopénie (déficit en globules blancs) et une anémie (déficit en globules rouges).

 

Symptômes

Le tableau clinique est caractérisé par un gonflement de la vulve permanent ainsi que d’une alopécie (absence de poils) symétrique et bilatérale au niveau de l’abdomen. Une atteinte de l’état général de la furette apparaît. Une apathie, une perte d’appétit, une faiblesse du train postérieur, une pâleur des muqueuses et des ecchymoses sont fréquemment observées. La mortalité concerne 40 à 50% des femelles après 4 à 6 mois d’hyperoestrogénisme. Elle est la conséquence de l’anémie liée aux hémorragies résultant du manque de plaquettes.

 

Diagnostic

Il est réalisé à partir des symptômes cliniques et des résultats d’analyse sanguine montrant une atteinte des lignées cellulaires sanguines.

 

Traitement

Il consiste à supprimer l’œstrus et à soutenir l’organisme jusqu’à ce que la mœlle devienne fonctionnelle. Si l’état général est correct, l’ovariohystérectomie (stérilisation) est à envisager le plus rapidement possible. Néanmoins, les cas les plus avancés (si l’hématocrite est inférieur à 25%, la normale étant située entre 40 et 50%), le pronostic est réservé car la chirurgie d’emblée risque d’être choquante. Il est possible d’avoir recours à des thérapeutiques médicales visant à supprimer l’oestrus. Le traitement consiste en l’injection de GnRH ou de HCG, renouvelée 1 à 2 semaines plus tard. Il existe un risque de réaction allergique si la furette a déjà reçu cette substance auparavant. Ces substances favorisent l’ovulation. Il est aussi possible de bloquer la sécrétion d’oestrogènes. Enfin, si l’anémie est grave, il est envisageable de pratiquer une transfusion sanguine. Il n’y a pas de groupes sanguins identifiés chez le furet donc plusieurs transfusions peuvent être réalisées sans risques d’incompatibilité.

 

Prévention

La meilleure prévention est l’ovario-hystérectomie de la jeune femelle vers 4 à 6 mois ou peu de temps après la deuxième semaine du premier oestrus. Les femelles qui présentent après la chirurgie à nouveau des signes d’œstrus sont souvent atteintes d’une affection de la glande surrénale.

 

Sources : http://vetonline.monfidelami.com

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